Voyage en avion : solutions aux problèmes de santé mineurs

13 Avr 2023 | A la une, Transport

Voyage court ou voyage long ? Lors d’un voyage en avion quelques problèmes peuvent arriver, car notre corps réagit et s’adapte à ce nouvel environnement qui est l’altitude.

Certaines réactions peuvent nous paraître anormales et nous surprendre. Afin de s’y préparer au mieux, voici un guide sur les problèmes mineurs lors d’un voyage en avion et quelques solutions efficaces.

Solution pour le mal de l’air

Le mal des transports en avion est un phénomène qui existe mais qui reste très rare. Il peut parfois survenir à bord de petits avions. Toutefois, pour éviter le mal de l’air, privilégiez un siège avec un hublot, près des ailes et gardez votre ceinture attachée durant le vol.

Il est préférable de ne pas consommer de boissons alcoolisées avant et durant le vol. Il est aussi possible de prendre un médicament préventif. Sinon vous pouvez aussi, profitez des divertissements mis à dispositions dans votre l’avion (comme les films) ou écouter de la musique, lire un magazine ou tout simplement vous reposer.

Le gingembre est un excellent remède naturel contre le mal des transports. Vous pouvez en consommer sous forme confite, de bonbons ou de compléments alimentaires pendant le vol.

Selon Peace Health, le gimgenbre serait très éfficace pour réduire le mal des transports en prenant par exemple, 1 gramme de poudre de racine de gingembree une heure avant le voyage, puis toutes les deux à quatre heures si cela est nécessaire.

Surmonter l’anxiété et le stress

N’oubliez pas que l’avion demeure le mode de transport le plus sûr actuellement et qu’il existe des solutions à ces problèmes mineurs.

Si vous ressentez énormément de stress, il est préférable de demandez conseil à votre médecin. Il s’aura vous aidez à surmonter vos appréhensions.

Voici aussi 8 étapes tirées du guide « Freedom to Fly Now » du Dr Martin N. Seif pour surmonter l’anxiété et le stress de l’avion :

  1. Identifiez les éléments déclencheurs de votre peur.

Commencez par déterminer ce qui vous fait peur puis examinez votre réaction d’anxiété se déclenche-t-elle. L’objectif est d’identifier les éléments déclencheurs particuliers afin de pouvoir gérer votre peur lorsque vous êtes peu anxieux (se).. En apprenant ce qui vous déclenche, ce sera plus facile de l’arrêter.

  1. Montez dans l’avion en connaissance de cause.

L’ignorance et les pensées catastrophiques nourrit l’anxiété du type « et si… ». Mais si vous êtes bien informé, toutes ces pensées sont limitées par les faits. Il faut suffit de vous familiarisez avec les faits, cela vous aidera à gérer votre anxiété.

  1. Anticipez votre anxiété.

En prévision d’une peur, nous avons de l’anxiété d’anticipation. Il s’agit souvent de l’anxiété la plus intense que vous pouvez ressentir durant un vol, mais ce n’est pas un indicateur précis de ce que vous ressentirez pendant le vol. Car finalement, elle est souvent bien plus intense que ce que vous ressentez réellement.

  1. Distinguez la peur du danger.

Pas facile de faire la différence entre la peur et le danger, car le corps réagit de la même manière. Il faut que vous qualifiiez votre peur de l’anxiété. Il faut vous dire que l’anxiété rend donne des pensées effrayantes et  le fait de vous sentir anxieux ne veut pas dire que vous êtes en danger. On est en sécurité même lorsque l’on ressent de l’anxiété intense.

  1. Reconnaissez que le bon sens n’a pas de sens.

Partie A : L’anxiété trompe le bon sens.

L’anxiété vous fera croire que vous êtes en danger or vous êtes en parfaite sécurité. Dans ces moments, votre intuition vous dira toujours d’éviter une situation, mais en suivre cette intuition, c’est renforcer  l’anxiété.

Partie B : Vous être plus malin que l’anxiété.

Faites le contraire de ce que les sentiments anxieux vous disent de faire. Luttez contre ce que l’anxiété vous dit de faire, tout en acceptant l’inconfort procuré.

  1. Surmontez les turbulences du vol.

En cas de turbulences, pour vous aider à gérer votre anxiété, renseignez vous sur les avions et comment ils sont conçus pour gérer les turbulences. Au moment des turbulences, concentrez vous sur la gestion de votre anxiété. Rappelez vous que vous êtes en sécurité.

  1. Expliquez aux autres passagers comment vous aider.

Vous pouvez demander aux autres passagers de vous aider sur ce qui vous effraie et ce qui vous aide à gérer votre anxiété durant un vol. Soyez clair sur vos éléments déclencheurs et  demander spécifiquement ce qui est utile pour vous.

  1. Appréciez chaque vol.

L’exposition est l’élément phare pour surmonter votre phobie. Dites vous que à chaque vol, cela vous donne l’occasion de rendre le prochain plus facile. Dans ce cas, vous serez moins sensible aux éléments déclencheurs de votre phobie.

Les yeux secs durant un vol

Avec la sécheresse de l’air, les yeux deviennent secs et fatigués. Si vous portez des lentilles de contact, il est préférable de les enlever et vaut mieux privilégier les lunettes, surtout si vous vous préparez à un long vol.

Car le faible taux d’humidité présent dans la cabine, risque de provoquer un assèchement de la cornée et des irritations. Et si vous êtes déshydraté, le larmoiement diminue et contribue donc à la sécheresse oculaire.

Toutefois, si vous voulez garder vos lentilles, pensez à mettre du sérum physiologique dans vos bagages à main.

Afin de lutter contre la sécheresse oculaire, il est conseillé de partir avec un collyre afin d’humidifier vos yeux ou vos lentilles de contact durant le vol.

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Les oreilles pendant le décollage et l’atterrissage

Vous avez déjà surement remarqué qu’en avion vos oreilles se « bouchent », bourdonnent ou sifflent et peut être pénible pour certains voyageurs.

L’altitude et la dépression barométrique ont comme effet l’augmentation du volume des gaz. L’osque que l’avion effectue son décollage, l’air retenu dans nos sinus et nos oreilles derrières les tympans va se dilater et sortir le nez. Et lors de l’atterrissage, c’est le phénomène inverse.

Pour adapter ses oreilles au changement de pression et éviter de se faire mal, il est conseillé de mastiquer un chewing-gum, de bâiller, de déglutir ou de donner un bonbon aux enfants pendant le décollage et l’atterrissage.

Utilisez un spray nasal quelques heures avant l’atterrissage.

Si vous avez un rhume, une otite ou une sinusite, il vaut mieux éviter de prendre l’avion car cela risque le risque un barotraumatisme (une lésion) très douloureux.

Ceux qui souhaitent s’endormir plus facilement en avion, il est recommandé d’avoir un petit coussin de voyage pour bien maintenir sa tête. Vous pouvez aussi mettre des boules quiès, un casque réducteur de bruit ou encore un masque sur les yeux pour la lumière.

Pratiquez la méthode de Valsalva, qui consiste à se pincer le nez et souffler doucement la bouche fermée, comme si on voulait moucher.

solutions avion

Les jambes et les troubles de la circulation sanguine

Durant un long vol, le fait de rester assis et immobile augmente le risque de troubles de la circulation sanguine. Vous pourriez avoir les pieds gonflés et donc souffrir de jambes lourdes.

La solution est de porter des bas ou chaussettes de contention pour un vol de plus de quatre heures, permettent de lutter contre la stagnation du sang dans les jambes.

Les gaz et les ballonnements sont présent à bord

L’altitude et la pression dans l’avion ont aussi des effets sur la production accrue de gaz digestifs, qui sont à l’origine d’inconfort et de flatulences à cause de la dépressurisation de la cabine. Il est tout à fait normal de se sentir ballonner lors d’un voyage en avion.

Il est donc préférable de consommer des boissons gazeuses et des aliments fermentescibles comme les légumes secs, les produits laitiers, le chou, les poivrons et bien d’autres.

Éviter l’alcool à bord !

En effet, l’alcool aggrave la déshydratation et peut même provoquer des effets secondaires comme de la fatigue, des étourdissements et des maux de tête. Car en avion, l’impression d’ivresse est beaucoup plus accentuée.

La solution est donc d’éviter de consommer, car les effets de l’alcool se combinent avec ceux causés par la baisse de pression.

Le fameux « jet-lag »

Le décalage horaire ou « jet-lag » est un trouble connu qui arrive lors de dérégulation du rythme circadien (rythme biologique sur 24 heures) et du rythme du sommeil au niveau du cerveau, à l’hypothalamus. Le décalage horaire perturbe donc nos cycles de sommeil.

Cela arrive surtout lorsqu’on voyage en avion et que l’on change de fuseaux horaires. Selon les personnes, les symptômes du décalage horaire peuvent être des insomnies, se réveiller au beau milieu de la nuit, perdre l’appétit et parfois des soucis gastro-intestinaux.

Tous ces symptômes entraînent une fatigue générale, une baisse de l’attention et des performances intellectuelles ou manuelles. En général, les effets s’atténuent au bout de quelques jours, environ une dizaine de jours.

Voici quelques conseils pour gérer au mieux le décalage horaire :

  • Une méthode consiste à avancer chaque jour sa montre d’une heure pour adopter petit à petit l’heure locale de sa destination.
  • Décaler son coucher et son réveil d’une demi-heure chaque jour, pour vous préparez au voyage.
  • Partir reposer avant d’effectuer le voyage.
  • Ne pas faire la sieste, car cela renforce le décalage.
  • Éviter les expositions au soleil le soir au début du séjour.
  • Si le séjour est inférieur à trois jours, il est préférable de conserver dans la mesure du possible ses heures de repas.
  • Ne pas prendre de somnifères à base de benzodiazépines (médicaments ralentissent l’activité cérébrale) sont à éviter.

Les germes voyagent aussi !

Les germes voyagent aussi à bord. Lors d’un voyage en avion, il est important de prendre ses précautions pour éviter de potentiels microbes.

En effet, une étude du journal PNAS démontre que lors de vols intercontinentaux des passagers assis à moins de deux sièges d’une personne souffrant d’une maladie respiratoire, peuvent avoir un risque de plus de  80 % de tomber malade.

Voici quelques solutions pour éviter les germes:

  • utiliser régulièrement une solution hydroalcoolique
  • se laver régulièrement les mains durant le vol
  • se doucher avant et après le vol
  • changer ses vêtements après le vol
  • manger équilibrer et faire du sport pour renforcer le système immunitaire

A propos du risque d’hypoxie

L’altitude présente 2 effets : la diminution de la pression atmosphérique et la baisse en oxygène.

Lorsque l’oxygène est réduit, cela s’appelle l’hypoxie. Les conséquences de l’hypoxie sur les voyageurs sont minimes car dans un avion la pressurisation des cabines permet de respirer normalement.

Les avions disposent de systèmes de recyclage de l’air, c’est pour cette raison que l’air présent dans la cabine est très sec et de mauvaise qualité avec moins de 10% d’humidité.  Ce qui contribue à l’assèchements de la bouche et des voies respiratoires. Mais aussi cette faible pression atmosphérique, agit sur la peau qui peut se tirailler et devenir sèche.

Ce phénomène peut potentiellement gêner les personnes présentant des maladies respiratoires ou les fumeurs. En cas d’effet d’hypoxie, les voyageurs concernés pourront bénéficier d’un apport supplémentaire en oxygène.

Pour les vols longs, il est conseillé de boire un verre d’eau plate que gazeuse chaque heure, afin de réduire les effets de la qualité de l’air et de ne pas être déshydraté.

N’hésitez pas à partir avec un flacon de crème grasse pour le corps dans vos bagages en main, si vous remarquez que votre peau est sèche et vous tiraille.

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