Une brève histoire de l’île de la Martinique

La Martinique a été peuplée par les Indiens, principalement les Saladoïdes, en l’an 180. En l’an 300, les Indiens Arawaks les suivent avant d’être anéantis par les Caraïbes en l’an 800 après JC. La Martinique est une île des petites Antilles, dans les Caraïbes. Elle fait une superficie totale de 1.128 km² avec 386.486 habitants selon les dernières statistiques prises en 2013. La Martinique a un statut de département et de région d’outre-mer.

Mais le nom de « Martinique » n’est affecté à l’île qu’après l’arrivée de l’explorateur Christophe Colomb. En effet, ce n’est que le 15 juin 1502 que l’explorateur débarque sur l’île. C’était dans le cadre de son 4ème voyage vers les Indes. Au moment de sa découverte, Christophe Colomb a donné le nom de « Madinina » qui signifie « l’île aux fleurs » à la Martinique.

La situation géographique de la Martinique

Depuis 1946, la Martinique fait partie des Antilles Françaises. Elle constitue un département d’Outre-mer. C’est une île de 70 km de long et de 30 km de large. Elle fait une superficie de 1100km² et est le plus petit département de la DOM-TOM.

La Martinique est située au cœur de l’arc des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, tout comme la Guadeloupe. Les deux îles se trouvent à une distance égale de l’île d’Haïti et des côtes du Vénézuela. Et entre les deux îles se trouve une autre île, la Dominique, qui n’est pas française ; et une autre appelée Sainte-Lucie au sud qui est une île anglophone.

On compte trois villes importantes en Martinique. Il y a le Fort-de-France qui est aussi la capitale administrative de l’île. Après, il y a les villes de Lamentin et la ville de Schoelcher. Depuis 2003, l’île de la Martinique devient un département et une région d’outre-mer ou DROM.

La Martinique est un membre de l’Union Européenne en tant que région ultrapériphérique. Des mesures spécifiques sont établies dans cette région. Cela concerne principalement les droits communautaires. Ainsi, dans ce département, la loi est établie par le préfet, lequel représente l’État français. Il instaure son pouvoir à Fort-de-France ainsi qu’à Trinité, au Marin et à Saint-Pierre qui sont les 3 sous-préfets de la Martinique.

Les premiers peuples de la Martinique

Ainsi, la Martinique était longtemps peuplée par les Indiens ou les peuples amérindiens. Les Français n’ont investi les lieux qu’en 1635. Plus précisément, en 1626, une compagnie des Îles d’Amérique a été créée par Richelieu. Ce sont alors Liénard de l’Olive et Belain d’Esnambuc, quelques temps après lui, qui ont été chargé d’établir le premier contact. Les indigènes Caraïbes s’exterminent alors peu à peu. Et en 1670, des esclaves africains y ont été déportés en masse. Ce qui a considérablement modifié la composition de la population de l’île.

Les Amérindiens ont existés au Ier siècle selon les recherches archéologiques. Toutefois, selon d’autres sources, comme le site Norman Estate, il est rapporté qu’une autre présence d’hommes pouvait être possible entre l’an -10 000 et l’an – 5000. Selon certaines autres recherches, il se pourrait que la présence humaine à l’île de la Martinique puisse être antérieure, soit entre l’an – 2400 et l’an – 1900 avant J.C. Toutefois, il n’y a aucune trace formelle qui en atteste.

Les seules traces d’habitants que l’on ait pu trouver concernent les populations de l’Amazonie d’une culture saladoïde et que l’on appelle habituellement les « Arawaks ». Ces populations amérindiennes d’Amazonie ont surtout habité les contreforts de la Montagne Pelée. Ces populations étaient spécialisées dans les céramiques, l’agriculture, la cueillette et la pêche. On peut encore retrouver une trace de cette première occupation de l’île dans la commune de Lorrain, sur le site archéologique de Vivé.

De nombreuses recherches continuent d’être effectuées pour attester de la présence humaine sur l’île de la Martinique avant les Arawaks. C’est grâce à ces recherches que les professionnels ont admis en 1999 que l’occupation des Arawaks et de la culture saladoïde a été stoppée par l’éruption du mont Pelée. C’était au IIIème siècle de l’ère chrétienne, vers 295.

La Martinique colonisée

Mais en 1650, le gouverneur du territoire pour le compte de la Compagnie, Du Parquet, a acheté l’île de la Martinique pour lui. Et en 1674, l’île est rattachée à la couronne de France. Et c’était exactement à la période où Louis XIV gouvernait et commençait à développer la traite des noirs d’Afrique.

Entre 1759 et 1763, l’île est reprise par les Anglais. Après sa restitution à la France, des conflits commencent alors à émerger. En France, il s’agissait de la révolution, et en Martinique, il y avait la guerre entre les clans royalistes et républicains. Il faudra alors attendre jusqu’en 1791 pour que le comte de Béhague reconquisse l’île. Afin de marquer cette victoire, un drapeau à fleur de lis a été hissé sur cette nouvelle République de France. Mais, les conflits ont été amplifiés entre les mulâtres alliés aux noirs affranchis et les békés blancs. La cause des rivalités était simple : la revendication de l’égalité de droits entre les blancs et les noirs en Martinique.

Les choses s’enveniment encore chez la population, mais en silence, quand l’abolition de l’esclavage proclamée en 1793 n’est pas appliquée car les royalistes se sont alliés aux Anglais. En effet, ces derniers ont de nouveau pris possession de l’île jusqu’en 1802. A partir de ce moment, l’île de la Martinique passe de mains en mains à plusieurs reprises. Ce n’est qu’en 1815, avec le traité de Vienne, que l’île est rendue définitivement à la France. Et l’esclavage a été aboli définitivement le 4 mars 1848, même si environ 10.000 Africains ont encore été acheminés vers l’île de la Martinique.

L’île de la Martinique à ce jour

Depuis la loi du 19 mars 1946, l’île de la Martinique est un département français d’Outre-mer. Cette intégration a été obtenue après des débats importants au sein du Parlement. En effet, la situation en Martinique était critique. La population se révoltait contre les injustices qui régnaient sur l’île, mais aussi à Paris. Ces émeutes ont eu lieu entre le 20 et 22 décembre 1959. Ces échauffourées ont été très violentes et ont fait des morts.

C’est après ces évènements que le Général de Gaulle renforce les pouvoirs de consultation des conseils généraux des départements d’Outre-mer par décret en mai 1960. Ces généraux pouvaient alors asseoir leurs pouvoirs dans différents domaines : législatifs, règlementaires ou encore financiers.

La loi Defferre a érigée la Martinique en région monodépartementale en 1982. Et en 2010, un référendum a été organisé et les Martiniquais adoptent alors la création d’une collectivité unique. Celle-ci aura la mission du conseil général ainsi que du conseil régional.

monument Aimé Césaire

Les langues parlées en Martinique

A cause de la grande diversité ethnique à la Martinique, différentes cultures sont alors associées pour donner celle des Martiniquais. En effet, la population est formée principalement de « gens de couleurs ». La population noire constitue en effet la majorité de la population martiniquaise même s’ils sont 87 % à être Noirs, Mulâtres, d’origine indienne ou asiatique. Après la population noire en Martinique, ce sont les immigrants haïtiens, guadeloupéens, réunionnais et guyanais qui occupent le plus le territoire.

La langue maternelle est « le créole ». On parlera alors de « créole martiniquais » pour ceux qui sont nés en Martinique. Dans le cas des immigrants, on parlera de « créole réunionnais », « créole guadeloupéen », « créole haïtien », « créole guyanais », etc.

Le créole martiniquais est une langue qui se repose sur la base lexicale française. Il est aussi assez proche de celui d’Haïti et de la Guadeloupe, et de la langue créole utilisée dans les îles qui étaient autrefois francophones comme Sainte-Lucie ou la Dominique. Il y a néanmoins une grande différence qu’il est utile de mentionner. En effet, un Martiniquais créolophone aura du mal à comprendre le créole guyanais ou le créole haïtien s’il n’est jamais sorti de son île. Avec le créole guadeloupéen, la différence se fera remarquée presque immédiatement. En revanche, il n’aura aucune difficulté avec le créole dominiquais ou saint-lucien. En effet, même si ces langues sont pointées par de nombreux termes anglais, le Martiniquais créolophone sera plus familier avec elles.

En d’autres termes, le français peut ne pas être régulièrement et obligatoirement utilisé en Martinique. C’est surtout le cas de la population de « couleur ». En revanche, la « population blanche » qui est composée de Blancs-pays ou Békés parlent à la fois le français et le créole. Ce sont généralement les descendants des premiers colons français et ils sont minoritaires en Martinique avec seulement 9% de la population totale.

On peut aussi retrouver des Français Métropolitains que l’on nomme habituellement les « Blancs-France ». Ces personnes parlent uniquement le français métropolitain le temps de leur séjour en Martinique.

Baie de Saint Pierre

La vie en Martinique actuellement

Beaucoup de gens viennent en Martinique pour y élire domicile ou pour leurs affaires professionnelles. Généralement, cela concerne des investissements en Outre-mer. Bien que la vie y soit agréable, elle est considérablement plus chère qu’ailleurs. En effet, malgré le paysage paradisiaque avec les cocotiers et les longues plages, l’île de la Martinique offre un niveau de vie assez cher pour n’importe qui. Parmi les plus chers et parfois inaccessibles en Martinique, il y a le loyer, l’ameublement, l’eau, l’électricité, le gaz, l’abonnement téléphone portable, l’abonnement TV/internet/fixe, l’abonnement Canalplay, l’essence, les assurances voitures, l’entretien voiture, l’assurance habitation et complémentaire santé, la consommation courante et les extras.

En somme, tout est assez cher sur l’île de la Martinique. Qu’il s’agisse de l’alimentation, de l’hygiène ou de l’entretien de la maison, la vie en général est assez coûteuse. Toutefois, une fois là-bas, il est possible d’améliorer le cadre de vie de chacun. En effet, de nombreuses possibilités s’offrent à tous les investisseurs. Habituellement, ce sont les investissements immobiliers qui demeurent les plus avantageux. Ce qui n’empêche pas d’autres secteurs d’être prometteurs.

En tout cas, malgré la cherté de la vie, plusieurs Français et autres nationalités débarquent sur l’île de la Martinique. Ils y investissent la plupart du temps puisqu’un Français n’a logiquement le droit de séjourner en Martinique que 3 ans. La Martinique étant un département français, ces investisseurs y retrouvent les mêmes entités administratives qu’en Métropole. Le Parlement français de Paris est représenté par 4 députés et 2 sénateurs ainsi qu’un conseiller siégeant au Conseil économique et social.

La justice, les communications dans l’administration publique, l’école utilisent le français. L’enseignement public suit le même calendrier qu’en France. Le système pédagogique reste le même et offre de nombreuses évolutions. Bien que ce système éducatif en Martinique connaisse quelques difficultés, les enfants disposent néanmoins d’une bonne formation et des meilleurs instituteurs. Selon les recherches effectuées, il a été démontré que les apprentissages scolaires en Martinique étaient en inadéquation avec la situation vécue. En effet, la construction identitaire des élèves Martiniquais n’était pas réellement mise en valeur. On leur apprend notamment l’histoire de la France et non pas celle de la Martinique ou de la Guadeloupe. Ce qui a amené une réforme de l’éducation scolaire en 2010 par le ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie. Avec sa note, le ministre imposait l’adaptation des programmes d’histoire et de géographie pour les enseignements donnés dans les DOM.

Vivre en Martinique est en général agréable. Il suffit de s’adapter aux circonstances et aux modes de vie de la population locale. La population reste accueillante malgré leur lourd passé historique et leur grand métissage. Les différentes infrastructures sont complètes, bien qu’assez chères, pour permettre à tout un chacun de vivre une vie confortable en Martinique. Que vous soyez investisseurs ou particuliers souhaitant vous installer en Martinique, vous vous y plairez assurément !

Toutefois, ne sautez aucune étape pour préparer votre déménagement en Martinique, cette île décrite comme le petit paradis sur terre. Des démarches administratives assez longues et rigoureuses sont indispensables. Cela concerne notamment l’avis de changement de situation, la déclaration des ressources, etc. Des sites spécialisés vous donnent des informations plus détaillées à ce sujet !